Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de l’exil
A l’orée des prodiges
Les anges qui jouaient‖ du luth, de la mandore,de la viole,‖ où volent-ils ? ceux dont la voixde soprani berçait‖ l'Enfant-dieu qui s'endort,une pomme en sa main,‖ dans l'ombre de la croix ?Où volent-ils,‖ les anges blonds aux longues robes ?Dans le ciel ravagé‖ de mortels météores,quel nuage de sang‖ à nos yeux les dérobe ?
J'écoute, au bord des nuits,‖ l'oreille à leur margelle.Le silence divin‖ parfume seul l'haleinede la terre endormie.‖ Anges, à tire d'ailesrevenez, revenez‖ des envolées lointaines !Mon âme tremble, nue,‖ à l'orée des prodiges,mon âme est à l'affût‖ des choses éternelles.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(ababcac) 1(ababa)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 1 septain, 1 quintil
- Mots à la rime
- a mandore / s'endort / météores féminine, non classiqueb voix / croix masculine, classiquec robes / dérobe féminine, mixtea margelle / d'ailes / éternelles féminine, non classiqueb l'haleine / lointaines féminine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 5.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources