Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de la guerre
Altair
Pour Émile DACIER.
Un bruit de bottes jamais las,et, tout en bas, des rires gras…
Mais Altaïr sur nous, immarcescible, luit ;le ciel, vol lumineux, essaime dans la nuit.Parmi le flot laiteux des pâles nébuleusesquel amour calme coule ? O planètes, baigneusesqui plongez dans le fleuve aux incertaines rives,mon âme, comme vous de son destin captive,mon âme n’entend plus qu’un hymne d’infini.
Juillet 1940.
9 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources