Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de la guerre
Au pourchas
Les étoiles déjà s'éteignent.Aube des âmes, espérance,aux regards des peuples qui saignentquelle terre de délivrance ?
Nos jours, nomade race humaine,sont des caravanes de peinesau pourchas du bonheur enfui.Mirage encor ? mire qui luit ?
son reflet brille en chaque aurore.Ne viendra-t-elle la saisonqui liera de ses chaînes d'orles pieds du rêve dans la nuit ?
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abab) 1(aabb) 1(aa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 2 quatrains, 1 distique
- Mots à la rime
- a s'éteignent / saignent féminine, classiqueb espérance / délivrance féminine, classiquea humaine / peines féminine, non classiqueb enfui / luit masculine, non classiquea aurore / d'or mixte, mixte
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 5.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources