Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de l’attente morne
Aveugles
A André PAYER.
L'heure vole, pudique, brève.L'aveugle, avec sa canne blanche,sait-il que le soleil se lèveet que l'aurore est sur les branches ?
Des soldats s'en vont, Dieu sait oùles bras ballants et le pas lourd.La guerre qui pèse à leurs cousdétourne leurs regards du jour.
Moi que les chimères menèrentà de funèbres carrefours,ai-je oublié qu'une lumièrebrillait aux yeux de mon amour ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a brève / lève féminine, classiqueb blanche / branches féminine, non classiquea où / cous masculine, non classiqueb lourd / jour masculine, non classiquea menèrent / lumière féminine, non classiqueb carrefours / amour masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 4.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources