Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de la prison
Fiat Volontas tua
Le pain qu'on n'ose mendier,Seigneur, vous me l'avez offert,et j'implorai votre pitié,tant à ma bouche il est amer !
Vous restâtes sourd, je comprisque vous m'aimiez mieux que moi-même.A mon sommeil vous m'avez priset l'aube sur les murs est blême,le froid me mord, combien de bruitsautour de moi parlent de mort !
Ne saurai-je bientôt quels fruitsma paume peut cueillir encore ?Ou si de funèbres oiseauxemporteront dans l'éterneloubli, quelque matin, mes oset ce cœur éclaté du gel ?
Ma vie, Seigneur, est en vos mainsqui furent trouées sur la croix :je suivrai le rude chemins'il est celui de votre choix.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 5[abab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a mendier / pitié masculine, non classiqueb offert / amer masculine, non classiquea compris / pris masculine, classiqueb moi-même / blême féminine, classiquec bruits / fruits masculine, classiqued mort / encore mixte, classiquec oiseaux / os masculine, mixted l'éternel / gel masculine, classiquea mains / chemin masculine, classiqueb croix / choix masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 3.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources