Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de la prison
L’arbre d’hiver
Me voici dépouillé‖ comme un arbre d'hiveroù, seuls, quelques corbeaux‖ se perchent. Dans les branchesun vent glacé, venu‖ des plus farouches mers,gémit. Le vieux tronc craque‖ et, demi-mort, il penche.Là-haut, pourtant, là-haut,‖ des fenêtres du ciel,la vie s'envole avec‖ un gazouillis d'oiseau.Cachée, la terre exhale‖ une haleine de miel.Qui pourrait te voler,‖ mon cœur, le renouveau ?
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(ababcdcd)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 huitain
- Mots à la rime
- a d'hiver / mers masculine, non classiqueb branches / penche féminine, non classiquec ciel / miel masculine, classiqued d'oiseau / renouveau masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources