Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de l’attente morne
L’assassin des jours
Quel rêve suspendit‖ sa noire chevauchée ?Tout dort. Silence.‖ Une lune, complice, luit.Où sont les morts ? seul, dans‖ l'horloge mal timbrée,le temps, à dents‖ de souris, grignote la nuit.
Je me réveille brusque,‖ et tel qu'un assassindevant ce grand corps nu‖ du monde sans défense.Ah ! que n'ai-je des mains‖ d'étrangleur du destin,ces mains, du vieux forçat‖ la suprême espérance !
Demain n'est qu'un fœtus‖ au ventre des ténèbres.Toi qui sais le secret‖ des feuilles de l'armoise,ne vas-tu le guider‖ vers les fleuves funèbres,ce demain que le crime‖ avant l'aube apprivoise ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a chevauchée / timbrée féminine, classiqueb luit / nuit masculine, classiquea assassin / destin masculine, classiqueb défense / espérance féminine, classiquea ténèbres / funèbres féminine, classiqueb l'armoise / apprivoise féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources