Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de l’attente morne
La tempête
Quel matelot‖ d'un chant lointain me navre ?Des mains de nuit‖ cueillent les fleurs de feu.L'océan flambe‖ et les squales par jeuplongent — O joie —‖ dans le banc des cadavres.
Le ciel mûrit‖ l'obus à l'horizonqui, tels un œuf,‖ fait éclater les crânes.Tout est péril,‖ angoisse, trahison.Tout est ruine,‖ et nos deuils nous condamnent.
Vous qui voyez‖ les siècles sur les merssombrer, Seigneur,‖ dans les sombres tempêtes,laisserez-vous‖ dévorer des éclairsnos jours gréés‖ pour d'estivales fêtes ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 2(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a navre / cadavres féminine, non classiqueb feu / jeu masculine, classiquea l'horizon / trahison masculine, classiqueb crânes / condamnent féminine, non classiquea mers / éclairs masculine, classiqueb tempêtes / fêtes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources