Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de l’exil
Le village en ruines
A mon compatriote Wilfrid LUCAS.
Sous le poirier de franc-colinles guêpes ont mangé les poires,et la roue veuve du moulinne tourne plus ses aubes noires.
Les murs croulèrent sous les guerres,les orties ont poussé par touffes,et le potager de naguère,la ronce et l'arroche l'étouffent.
L'eau seule encor vit au village,sa chanson se perd sous les saules.Mirent-ils, la nuit, leurs visages,les morts évadés de leur geôle ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a franc-colin / moulin masculine, classiqueb poires / noires féminine, classiquea guerres / naguère féminine, non classiqueb touffes / l'étouffent féminine, non classiquea village / visages féminine, non classiqueb saules / geôle féminine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 3.3
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources