Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de la prison
Le vivier
Quand l'aube sur mes yeux‖ posera ses mains fraîches,songes, ne quittez pas‖ mon âme qui s'éveille,mais qu'en elle, vivier‖ de ma nocturne pêche,brille parfois l'éclat‖ des écailles vermeilles.
Reclus au fond de moi,‖ bien mieux qu'en ma cellulej'évoquerai‖ l'enchantement, sous mes paupières,de vos fuyants bonheurs‖ qui traverseront, bulles,mon quotidien ennui‖ de perles de lumières.
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a fraîches / pêche féminine, non classiqueb s'éveille / vermeilles féminine, non classiquea cellule / bulles féminine, non classiqueb paupières / lumières féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.2· écart moyen à la rime classique 3.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources