Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de la prison
Première aube
En souvenir de VERLAINE.
Ma cellule est blanche.Les pas, à l'entour,comme ils pèsent lourd !Pas la moindre brancheni de chants d'oiseaux,mais un ciel tout griset qui semble prisentre mes barreaux.
Mon Dieu, qu'ai-je fait ?Tristes mots d'Amourque nul dans la courne veut écouter !L'aube a goût de sang.Ah ! désespéranceen cette navranced'un cœur impuissant !
Tendez-moi vos mainspour m'aider, Seigneur,à porter la peurde mes lendemains
11 mars 1944.
Versification
- Forme
- Huitains
- Rimes
- 2(abbacddc) 1(abba)
- Mètre
- Pentasyllabes
- Strophes
- 2 huitains, 1 quatrain
- Mots à la rime
- a blanche / branche féminine, classiqueb l'entour / lourd masculine, non classiquec d'oiseaux / barreaux masculine, classiqued gris / pris masculine, classiquea fait / écouter masculine, classiqueb d'Amour / cour masculine, équivalentec sang / impuissant masculine, classiqued désespérance / navrance féminine, non classiquea mains / lendemains masculine, classiqueb Seigneur / peur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.4· écart moyen à la rime classique 1.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources