Chants du couvre-feu, 1945· Poèmes de l’exil
Souvenir
La mort peut-être,‖ ou les villes l'ont prise,ou quelque amour‖ qui la rend plus heureuse…En vain, le soir,‖ j'interroge les brises,en vain l'écho‖ de la mer oublieuse.
Mais quand je vais‖ par les chemins d'exil,portant mon faix‖ de peur et de malheur,à tout buisson‖ guetté par les périls,Elle est en moi‖ qui me baise le cœur.
O souvenir,‖ mon intime caresse,courage clair‖ et force en ma détresse,fanal d'espoir‖ dans mes tristes escales,
ta flamme vit‖ malgré tant de rafales.Tu nimbes d'or‖ ces jours de solitude,toi, mon souci‖ et ma béatitude.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd eef fgg
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a prise / brises féminine, non classiqueb heureuse / oublieuse féminine, classiquea d'exil / périls masculine, non classiqueb malheur / cœur masculine, classiquea caresse / détresse féminine, classiqueb escales / rafales féminine, classiqueb solitude / béatitude féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 1.4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité, Paris, Éditions du Pavois, 1945· numérisation gallica.bnf.fr· Sources