Les moines, 1885
Soir religieux
Vers une lune toute grande,Qui reluit dans un ciel d’hiver,Comme une patène d’or vert,Les nuages vont à l’offrande.
Ils traversent le firmament,Qui semble un chœur plein de lumières,Où s’étageraient des verrièresLumineuses obscurément.
Si bien que ces nuits remuéesMirent au fond de marais noirs,Comme en de colossaux miroirs,La messe blanche des nuées.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a grande / l’offrande féminine, classiqueb d’hiver / vert masculine, non classiquea firmament / obscurément masculine, classiqueb lumières / verrières féminine, classiquea remuées / nuées féminine, classiqueb noirs / miroirs masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes, Paris, Société du Mercure de France, 1895· numérisation wikisource.org· Sources