Chair, 1896· Assonances galantes
II. « Là je l’ai, ta photographie »
Là je l’ai, ta photographieQuand t’étais cette galopine,Avec, jà, tes yeux de défi,
Tes petits yeux en trous de vrille,Avec alors de fiers tétinsPromus en fiers seins aujourd’hui.
Sous la longue robe si bienQu’on portait vers soixante-seizeEt sous la traîne et tout son train,
On devine bien ton manègeD’abord jà, cuisse alors mignonne,Ce jourd’hui belle et toujours fraîche ;
Hanches ardentes et luronnes,Croupe et bas ventre jamais las,A présent le puissant appât,
Les appas, mûrs mais durs qu’appètentMa fressure quand tu es làEt quand tu n’es pas là, ma tête !
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources