Chair, 1896
Vers sans rimes
LE bruit de ton aiguille‖ et celui de ma plumeSont le silence d’or‖ dont on parla d’argent.Ah ! cessons de nous plaindre,‖ insensés que nous fûmesEt travaillons‖ tranquillement au nez des gens !
Quant à souffrir, quant à‖ mourir, c’est nos affairesOu plutôt celles des‖ tocs tocs et des tic tacsDe la pendule‖ en garni dont la voix sévèreVoudrait persévérer‖ à nous donner le trac
De mourir le premier‖ ou le dernier. Qu’importe,Si l’on doit, ô mon Dieu,‖ se revoir à jamais ?Qu’importe la pendule‖ et notre vie, ô Mort,Ce n’est plus nous‖ que l’ennui de tant vivre effraye !
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources