Chansons pour elle, 1891
XVII. « Je ne suis plus de ces esprits philosophiques »
Je ne suis plus de ces‖ esprits philosophiques,Et ce n’est pas‖ de morale que tu te piquesDeux admirables‖ conditions pour l’amourTel que nous l’entendrons,‖ c’est-à-dire sans tourAucun de bête‖ convenance ou de limites,Mais chaud, rieur – et zut‖ à tous us hypocrites !
J’ai reconnu que la‖ vertu, quand s’agit d’Elles,Est duperie et que‖ la plupart d’elles ontRaison de s’en passer,‖ nous prenant pour modèles :Si bien qu’il est très bien‖ de faire comme fontLes bonnes bêtes de‖ la terre et les célestes,N’est-ce pas ? prompts moineaux, n’est-ce pas, les cerfs prestes.
Aimons bien fortJusqu’à la mort.
Pratique mon bon conseil et reste amusante.S’il se peut, sois-le plus encore et représenteToi bien que c’est ta loi d’être pour nous charmerEt la fleur n’est pas plus faite pour se fermerQue vos cœurs et vos sens, ô nos belles amies…Tête en l’air, sens au clair, vos « pudeurs » endormies,
Versification
- Mètre
- Alexandrins et tétrasyllabes (17 de 12, 6 de 4)· profil 4, 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1900· numérisation scribd.com· Sources