Dédicaces, 1890
XCVIII. A e… en lui offrant « mes prisons »
JE suis prisonnier de tes yeux.Toujours, – et parfois de tes bras.Mais ne plains pas ces embarrasQui ne sont guère qu’ocieux.
L’odieux, ô mais, là c’est dur,C’est que mon cœur est en prisonEn même temps que ma raisonDans ton amitié, cachot pur !
Et bien que trop intelligents,Mes désirs, quoique diligents,S’en ressentent jusqu’à parfois
Ressembler à d’affreux courroux…Mais tu les mets sous les verrouxDe ta bonté, cœur, geste et voix.
Le 8 mai 1833.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef ggf
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a yeux / qu’ocieux masculine, classiqueb bras / embarras masculine, classiquea dur / pur masculine, classiqueb prison / raison masculine, classiquea intelligents / diligents masculine, classiqueb parfois / voix masculine, classiquea courroux / verroux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources