Dédicaces, 1890
LX. A Edmond Lepelletier
MON plus vieil ami survivantD’un groupe déjà de fantômesQui dansent comme des atomesDans un rais de lune devant
Nos yeux assombris et rêvantSous les rainures polychromesQue l’automne arrondit en dômesFunèbres où gémit le vent,
Bah ! la vie est si courte en somme– Quel sot réveil après quel somme ! –Qu’il ne faut plus penser aux morts
Que pour les plaindre et pour les oindreDe regrets exempts de remords,Car n’allons-nous pas les rejoindre ?
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a survivant / devant masculine, classiqueb fantômes / atomes féminine, classiquea rêvant / vent masculine, classiqueb polychromes / dômes féminine, classiquea somme féminine, classiqueb morts / remords masculine, classiquea oindre / rejoindre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources