Dédicaces, 1890
XV. A ernest Raynaud
NOUS sommes tous les deux‖ des moitiés d’Ardennais,Moi plus foncé que vous,‖ – dirai-je plus sauvage ?Procédant des Forêts‖ quand vous de ce VallageDoux et frisque qu’aussi‖ bien que je vous connais.
Il y a peu de temps‖ qu’encor j’y promenais,Vous le savez, mon goût‖ de son clair paysage,Poussant les choses jusqu’‖à nous mettre en ménage,Mon rêve et moi, là-bas,‖ paysans désormais.
Faut croire que là-bas‖ j’offensai quelque fée,Car m’en voilà parti‖ plus tôt que de saisonAprès avoir vendu‖ mon clos et ma maison.
Aussi combien en vous‖ j’adore, retrouvéeParmi ces gens que nos‖ airs francs font ébahis,La bonne humanité‖ de ce brave pays.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba cdd cee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a d’Ardennais / connais masculine, classiqueb sauvage / Vallage féminine, classiquea promenais / désormais masculine, classiqueb paysage / ménage féminine, classiquea fée / retrouvée féminine, classiqueb saison / maison masculine, classiqueb ébahis / pays masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources