Dédicaces, 1890
LXXXVII. A un passant
MON cher enfant que j’ai‖ vu clans ma vie errante,Mon cher enfant, que, mon‖ Dieu, tu me recueillis,Moi-même pauvre ainsi‖ que toi, purs comme lys.Mon cher enfant que j’ai‖ vu dans ma vie errante !
Et beau comme notre âme pure‖ et transparente,Mon cher enfant,‖ grande vertu de moi, la renteDe mon effort‖ de charité, nous, fleurs de lys !On te dit mort… Mort, ou‖ vivant, sois ma mémoire !
Et qu’on ne hurle donc‖ plus que c’est de la gloireQue je m’occupe, fou‖ qu’il fallut et qu’il faut…Petit ! mort ou vivant,‖ qui fis vibrer mes fibres,
Quoi qu’en aient dit et dit‖ tels imbéciles noirs,Compagnon qui‖ ressuscitas les saints espoirs,Va donc, vivant ou mort,‖ dans les espaces libres.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources