Dédicaces, 1890· Pour « la plume »
II. « Je ne suis plus encore un faune »
Je ne suis plus encore un fauneEt je dirai dans mes regretsUn sonnet à la Plume aprèsQue je ne serai plus aphone
Sans le faire, hélas ! trop exprès.Ma muse, qui parfois rit jauneEt voit rouge et noir et tout prèsD’y voir rose, puisque suis ès-
Amis, vous dit : Amis, mon trône,Puisque je suis le PrésidentDe ces agapes fraternelles,
Ou du moins mon fauteuil prudent,Mon fauteuil, ou si vos prunellesY découvrent un trône trop…
Je vous salue, amis,‖ et m’assieds au galop.
13 avril 1893.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes surtout (14 de 8, 1 de 12)· profil 8, 6+6
- Mots à la rime
- a faune / aphone féminine, classiqueb regrets / après masculine, équivalentea exprès / près / ès masculine, classiqueb jaune / trône féminine, classiqueb Président / prudent masculine, classiquec fraternelles / prunelles féminine, classiquec trop / galop masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
15 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources