Épigrammes, 1894
XVII. « Grâce à toi je me vois de dos »
A F.-A. Cazals.
Grâce à toi je me vois de dosEt bien plus vraisemblable :Dans ton croquis, à pas lourdauds,Je m’en vais droit au diable.
Moi qui, pour la postérité,Sur une aile célesteCroyais m’envoler, révolté,Fatal et tout le reste !
– Je m’achemine doucement,D’un trot plus ou moins leste.Attiré par un double aimant,Vers le diable… ou le reste.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes et octosyllabes (6 de 6, 6 de 8)· profil 6, 8
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a dos / lourdauds masculine, classiqueb vraisemblable / diable féminine, classiquea postérité / révolté masculine, classiqueb céleste / reste féminine, classiquea doucement / aimant masculine, classiqueb leste / reste féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources