Épigrammes, 1894
XIII. « Quand nous irons, si je dois encor la voir »
Quand nous irons,‖ si je dois encor la voir,Dans l’obscurité du bois noir,
Quand nous serons‖ ivres d’air et de lumièreAu bord de la claire rivière,
Quand nous serons‖ d’un moment dépaysésDe ce Paris aux cœurs brisés,
Et si la bonté lente de la natureNous berce d’un rêve qui dure,
Alors, allons‖ dormir du dernier sommeil !Dieu se chargera du réveil.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5(aa)
- Mètre
- Octosyllabes et hendécasyllabes (5 de 8, 5 de 11)· profil 8, 4÷7
- Strophes
- 5 distiques
- Mots à la rime
- a voir / noir masculine, classiquea lumière / rivière féminine, classiquea dépaysés / brisés masculine, classiquea nature / dure féminine, classiquea sommeil / réveil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources