Épigrammes, 1894
XV. « Quand tu me lis une histoire »
Quand tu me lis une histoireEmpruntée aux « Faits Divers »,Je me refuse à la croire –Le monde est-il si pervers ?
Les gens sont-ils si sublimes ?(J’en conviens, moins fréquemment)Tu lis ou plutôt tu limesEt ce m’est un agrément
Alors qu’à mon tour je lime,En travail d’un vers subtil,D’ouïr, marquant mètre et rime,Ce martellement gentil,
Et puis encor ce que j’aimeDans ces récits fabuleuxC’est d’être fabuleux même,Contes noirs ou contes bleus.
C’est ainsi que sous la lampePassent les heures du soir…La nuit s’est faite : je rampeMe coucher, las de m’asseoir.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a histoire / croire féminine, classiqueb Divers / pervers masculine, classiquea sublimes / limes féminine, classiqueb fréquemment / agrément masculine, classiquea lime / rime féminine, classiqueb subtil / gentil masculine, classiquea j’aime / même féminine, classiqueb fabuleux / bleus masculine, classiquea lampe / rampe féminine, classiqueb soir / m’asseoir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources