Épigrammes, 1894
XXII. « Schopenhauer m’embête un peu »
A Sully Prudhomme.
Schopenhauer m’embête un peuMalgré son épicuréisme,Je ne comprends pas l’anarchisme,Je ne fais pas d’Ibsen un dieu.
Ce n’est pas du Nord aujourd’huiQue m’arriverait la lumière ;Du Midi non plus, en dernièreAnalyse. Du centre, oui ?
Non. Mais d’où ? De nulle part, – là !Rien n’égale ma lassitude :Laissez-moi rentrer dans l’étudeDu bon vieux temps qu’on persifla.
J’aime les livres lus et sus,Je suis fou de claires paroles,J’adore la Croix sans symboles :Un gibet et Jésus dessus.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a peu / dieu masculine, classiqueb épicuréisme / l’anarchisme féminine, classiquea aujourd’hui / oui masculine, classiqueb lumière / dernière féminine, classiquea là / persifla masculine, classiqueb lassitude / l’étude féminine, classiquea sus / dessus masculine, classiqueb paroles / symboles féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources