Invectives, 1896
XIII. L’éternel sot
L’ÉTERNEL sot‖ qui fut jadis FréronEt maintenant‖ se nomme BrunetièreMériterait‖ une ode tout entièrePour l’exécration‖ du fanfaron !
Du fanfaron‖ de bêtise au ronronAffreux du chat‖ pire que de gouttière,Mais non, un dur‖ sonnet en étrivièreSuffit pour châtier‖ tel lourd baron
Du snobisme actuel‖ comme de l’autreEt le voici‖ pour l’autre et pour le nôtreLe voici pour le nôtre,‖ hélas ! surtout,
Car il n’est pire‖ pédant pour déplaireQue celui qui,‖ méprisable à tout boutDe champ, nous insultait‖ en Baudelaire.
Mai 1893.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4÷6
- Mots à la rime
- a Fréron / fanfaron masculine, classiqueb Brunetière / entière féminine, classiquea ronron / baron masculine, classiqueb gouttière / étrivière féminine, classiquea l’autre / nôtre féminine, classiqueb surtout / bout masculine, classiquea déplaire / Baudelaire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1901· numérisation scribd.com· Sources