Jadis et naguère, 1884· Jadis· A la manière de plusieurs
II. Langueur
A Georges Courteline.
Je suis l’Empire à la‖ fin de la décadence,Qui regarde passer‖ les grands Barbares blancsEn composant‖ des acrostiches indolentsD’un style d’or où la‖ langueur du soleil danse.
L’âme seulette a mal‖ au cœur d’un ennui dense.Là-bas on dit qu’il est‖ de longs combats sanglants.O n’y pouvoir, étant‖ si faible aux vœux si lents,O n’y vouloir fleurir‖ un peu cette existence !
O n’y vouloir, ô n’y‖ pouvoir mourir un peu !Ah ! tout est bu ! Bathylle,‖ as-tu fini de rire ?Ah ! tout est bu, tout est‖ mangé ! Plus rien à dire !
Seul, un poème un peu‖ niais qu’on jette au feu,Seul, un esclave un peu‖ coureur qui vous néglige,Seul, un ennui d’on ne‖ sait quoi qui vous afflige !
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba cdd cee
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Mots à la rime
- a décadence / danse féminine, classiqueb blancs / indolents masculine, classiquea dense / existence féminine, classiqueb sanglants / lents masculine, classiquea peu / feu masculine, classiqueb rire / dire féminine, classiqueb néglige / afflige féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation scribd.com· Sources