Odes en son honneur, 1893
VI. « Mais après les merveilles »
Mais après les merveillesQui n’ont pas de pareillesDe l’épaule et du sein,Faut sur un autre modeDresser une belle odeAu glorieux bassin.
Faut célébrer la blancheSouplesse de la hancheEt sa mate largeur,Dire le ventre opimeEt sa courbe sublimeVers le sexe mangeur
Que chastement, encoreQue joliment, décoreEt défend juste assezL’ombre qui sied aux chosesDivines, peu morosesRideaux drûment tressés,
Teutatès adorable,Saturne plus aimable,Anthropophage cherQui veut aux sacrificesNon le sang des génissesMais le lait de ma chair.
Nous chanterons ensuiteL’aine blonde et sa fuiteAmbrée au sein du Saint…Mais déposons la lyre,Livrons-nous au délireRaisonnable et succinct ?
Non ! fou, braque, orgiaque,En apache, en canaqueIvre de tafia :Nous ne sommes pas l’hommePour la docte SodomeQuand la Femme il y a.
Versification
- Mètre
- Hexasyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
36 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1905· numérisation scribd.com· Sources