Odes en son honneur, 1893
XVIII. « O toi triomphante sur deux »
O toi triomphante sur deux« Rivales » (pour dire en haut style),Tu fus ironique ; – elles… feues –Et n’employas d’effort subtilQue juste assez pour que tu fus –Ses encor mieux, grâce à cet us
Qu’as de me plaire sans complairePlus qu’il ne faut à mes caprices.Or je te viens jouer un airTout parfumé d’ambre et d’iris,Bien qu’ayant en horreur tripliceTout parfum hostile ou complice,
Sauf la seule odeur de toi, fraisEt chaud effluve, vent de merEt vent, sous le soleil, de préesNon sans quelque saveur amèrePour saler et poivrer ainsiQu’il est urgent, mon cœur transi,
Mon cœur, mais non pas ma bravoureEn fait d’amour ! Tu ressuscite-Rais un défunt, le bandant pourLe déduit dont Vénus dit : Sit !Oui, mon cœur encore il pantèleDu combat court, mais de peur telle !
Peur de te perdre si le sort.Des armes eût trahi tes coups.Peur encor de toi, peur encoreDe tant de boudes et de moues.Quant aux deux autres, ô là là !Guère n’y pensais, t’étais là.
Iris, ambre, ainsi j’annonçai– Ma mémoire est bonne – ces versA ta victoire fière et gaieSur tes rivales somnifères.Mais que n’ont-ils le don si cher,Si pur ? Fleurer comme ta chair !
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
36 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1905· numérisation scribd.com· Sources