Parallèlement, 1889· Lunes
II. A la manière de paul Verlaine
C’EST à cause du clair‖ de la luneQue j’assume ce masque‖ nocturneEt de Saturne penchant son urneEt de ces lunes l’une‖ après l’une.
Des romances sans paroles ont,D’un accord‖ distord ensemble et frais,Agacé‖ ce cœur fadasse exprès.O le son,‖ le frisson qu’elles ont !
Il n’est pas‖ que vous n’ayez fait grâceA quelqu’un‖ qui vous jetait l’offense :Or, moi, je‖ pardonne à mon enfanceRevenant‖ fardée et non sans grâce.
Je pardonne‖ à ce mensonge-làEn faveur‖ en somme du plaisirTrès banal‖ drôlement qu’un loisirDouloureux‖ un peu m’inocula.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Ennéasyllabes· profil 3÷6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a lune / l’une féminine, classiqueb nocturne / urne féminine, classiquea ont masculine, classiqueb frais / exprès masculine, classiquea grâce féminine, classiqueb l’offense / enfance féminine, classiquea mensonge-là / m’inocula masculine, classiqueb plaisir / loisir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1900· numérisation scribd.com· Sources