Parallèlement, 1889· Lunes
IV. Autre explication
AMOUR qui ruisselais‖ de flammes et de lait,Qu’est devenu ce temps,‖ et comme est-ce qu’elle est,La constance sacrée‖ au chrême des promesses ?Elle ressemble‖ une putain dont les prouessesEmpliraient cent bidets‖ de futurs fœtus froids ;Et le temps a crû mais‖ dire, tels les effroisD’un polype grossi‖ d’heure en heure et qui pète.Lâches, nous ! de nous être ainsi lâchés !« Arrête !Dit quelqu’un de dedans‖ le sein. C’est bien la loi.On peut mourir pour telle‖ ou tel, on vit pour soi,Même quand on voudrait‖ vivre pour tel ou telle !Et puis l’heure sévère,‖ ombre de la mortelle,S’en vient déjà couvrir‖ les trois quarts du cadran.Il faut, dès ce jourd’hui,‖ renier le tyranPlaisir, et se complaire‖ aux prudents hyménées,Quittant le souvenir‖ des heures entraînéesEt des gens. Et voilà‖ la norme et le flambeau.Ce sera bien. »L’Amour :« Ce ne serait pas beau. »
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 9((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a lait / est masculine, classiqueb promesses / prouesses féminine, classiquec froids / effrois masculine, classiqued pète / lâchés / Arrête féminine, classiquee loi / soi masculine, classiquef telle / mortelle féminine, classiqueg cadran / tyran masculine, classiqueh hyménées / entraînées féminine, classiquei flambeau / bien / L’Amour / beau masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
21 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1900· numérisation scribd.com· Sources