Parallèlement, 1889· Les amies
V. Été
ET l’enfant répondit, pâméeSous la fourmillante caresseDe sa pantelante maîtresse :Je me meurs, ô ma bien-aimée !
« Je me meurs : ta gorge enflamméeEt lourde me soûle, m’oppresse ;Ta forte chair d’où sort l’ivresseEst étrangement parfumée :
« Elle a, ta chair, le charme sombreDes maturités estivales, –Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;
« Ta voix tonne dans les rafales,Et ta chevelure sanglanteFuit brusquement dans la nuit lente. »
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba cdc dee
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a pâmée / bien-aimée féminine, classiqueb caresse / maîtresse féminine, classiquea enflammée / parfumée féminine, classiqueb m’oppresse / l’ivresse féminine, classiquea sombre / l’ombre féminine, classiqueb estivales / rafales féminine, classiqueb sanglante / lente féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1900· numérisation scribd.com· Sources