Parallèlement, 1889· Révérence parler
VII. Le dernier dizain
O Belgique qui m’as valu ce dur loisir,Merci ! J’ai pu du moins‖ réfléchir et saisirDans le silence doux‖ et blanc de tes cellulesLes raisons qui fuyaient‖ comme des libellulesA travers les roseaux‖ bavards d’un monde vain,Les raisons de mon être‖ éternel et divin,Et les étiqueter‖ comme en un beau muséeDans les cases en fin‖ cristal de ma pensée.Mais, ô Belgique, assez‖ de ce huis clos têtu !Ouvre enfin, car c’est bon‖ pour une fois, sais-tu !
Bruxelles, août 1873. Mons, janvier 1815.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a loisir / saisir masculine, classiqueb cellules / libellules féminine, classiquec vain / divin masculine, classiqued musée / pensée féminine, classiquee têtu / sais-tu masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1900· numérisation scribd.com· Sources