Poèmes divers, 1895
À célimène
Bon, encore une trahison !Quand serons-nous à la millième ?Ça vaudra mieux que de raison !
J'aime en toi ce trésor sans finD'amour en dehors l'un de l'autreEt j'approuve ta belle faim.
Je ne comprends guère Strindberg— Un nom qu'à grand-peine on prononce,De titre froid, tel un Spitzberg.
Plus tu nous auras tous faits telsQue tu le veux, j'espère, chère,Qu'alors, sur nos fronts immortels
Pousseront aux prés, dans les bois,Partout, autant de cornes bellesQue ton cœur a de beaux émois.
Et ce te sera sous le ciel,Témoin de l'auguste mystère,Quel hommage torrentiel
De tous les cocus de la terre !
11 février 1895.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
19 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques complètes, Paris, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1962· Sources