Poèmes divers, 1895· Épilogue
Début d’un récit diabolique
Les yeux de l'infini‖ cette nuit étaient bleus,Mi-fermés, et versant‖ aux nids déjà frileuxLe rêve gazouilleur‖ des nuits tièdes encoreEt les derniers vents de‖ l'été, berceau sonore,Sur le ciel clair charmaient‖ ces sommeils délicats.
L'aurore est rouge‖ d'incendie et de dégâtsComme un champ de bataille‖ aux milliers d'agonies.Un lin pâle a bandé‖ les étoiles terniesEt la rosée est si‖ comparable à des pleursQue c'est des pleurs issus‖ de mille yeux de douleursD'encor tantôt et de‖ bientôt, s'il faut en croireLe présage d'un horizon‖ de moire noireEt blanche sur lequel‖ l'affreux rouge auroral…
[Mai 1895 ?]
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques complètes, Paris, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1962· Sources