Poèmes divers, 1895
Féroce
Tu m'as vu mourant presque,Ou plutôt presque mort,Formant une arabesqueDe mon bras qui se tord,
Écarquillant des yeuxDe folie et de rêve,À soi-même odieux,Attendant qu'on les crève,
Balbutiant des sonsSans pouvoir les produire,Moi, chanteur de chansons,Sans pouvoir te les dire.
Je crois, on me l'assure,Que, douce, une pitiéTe prit, non sans mesure,Puis, désapitoyé,Ton cœur cria : C'est bien‖ lui qu'il faut qu'on torture !
10 février 1894.
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 3(abab) 1(ababa)
- Mètre
- Hexasyllabes surtout (16 de 6, 1 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains, 1 quintil
- Mots à la rime
- a presque / arabesque féminine, classiqueb mort / tord masculine, classiquea yeux / odieux masculine, classiqueb rêve / crève féminine, classiquea sons / chansons masculine, classiqueb produire / dire féminine, classiquea l'assure / mesure / torture féminine, classiqueb pitié / désapitoyé masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
17 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques complètes, Paris, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1962· Sources