Poèmes saturniens, 1866· Eaux-fortes
I. Croquis parisien
La lune plaquait‖ ses teintes de zincPar angles obtus.Des bouts de fumée‖ en forme de cinqSortaient drus et noirs‖ des hauts toits pointus.
Le ciel était gris.‖ La bise pleuraitAinsi qu'un basson.Au loin, un matou‖ frileux et discretMiaulait d'étrange‖ et grêle façon.
Moi, j'allais, rêvant‖ du divin PlatonEt de Phidias,Et de Salamine‖ et de Marathon,Sous l'œil clignotant‖ des bleus becs de gaz
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Décasyllabes et pentasyllabes (9 de 10, 3 de 5)· profil 5, 5+5
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a zinc / cinq masculine, classiqueb obtus / pointus masculine, classiquea pleurait / discret masculine, classiqueb basson / façon masculine, classiquea Platon / Marathon masculine, classiqueb Phidias / gaz masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation wikisource.org· Sources