Poèmes saturniens, 1866· Paysages tristes
III. Promenade sentimentale
Le couchant dardait‖ ses rayons suprêmesEt le vent berçait‖ les nénuphars blêmes ;Les grands nénuphars‖ entre les roseauxTristement luisaient‖ sur les calmes eaux.Moi j'errais tout seul,‖ promenant ma plaieAu long de l'étang,‖ parmi la saulaieOù la brume vague‖ évoquait un grandFantôme laiteux‖ se désespérantEt pleurant avec‖ la voix des sarcellesQui se rappelaient‖ en battant des ailesParmi la saulaie‖ où j'errais tout seulPromenant ma plaie ;‖ et l'épais linceulDes ténèbres vint‖ noyer les suprêmesRayons du couchant‖ dans ses ondes blêmesEt des nénuphars,‖ parmi les roseaux,Des grands nénuphars‖ sur les calmes eaux.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 8((aa))
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a suprêmes / blêmes féminine, classiqueb roseaux / eaux masculine, classiquec plaie / saulaie féminine, classiqued grand / désespérant masculine, classiquee sarcelles / ailes féminine, classiquef seul / linceul masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation wikisource.org· Sources