Sagesse, 1881· III
XVI. « La « grande ville ». Un tas criard de pierres blanches »
La « grande ville ». Un tas‖ criard de pierres blanchesOù rage le soleil‖ comme en pays conquis.Tous les vices ont leur‖ tanière, les exquisEt les hideux, dans ce‖ désert de pierres blanches.
Des odeurs ! Des bruits vains !‖ Où que vague le cœur,Toujours ce poudroiement‖ vertigineux de sable,Toujours ce remuement‖ de la chose coupableDans cette solitude‖ où s’écœure le cœur !
De près, de loin, le Sage‖ aura sa thébaïdeParmi le fade ennui‖ qui monte de ceci,D’autant plus âpre et plus‖ sanctifiante aussiQue deux parts de son âme‖ y pleurent, dans ce vide !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a blanches féminine, classiqueb conquis / exquis masculine, classiquea cœur masculine, classiqueb sable / coupable féminine, classiquea thébaïde / vide féminine, classiqueb ceci / aussi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 6.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation scribd.com· Sources