Sagesse, 1881· III
X. « La tristesse, la langueur du corps humain »
La tristesse, la langueur‖ du corps humainM’attendrissent, me fléchissent,‖ m’apitoient,Ah ! surtout quand‖ des sommeils noirs le foudroient.Quand les draps zèbrent la peau,‖ foulent la main !
Et que mièvre dans la fièvre‖ du demain,Tiède encor du‖ bain de sueur qui décroît,Comme un oiseau‖ qui grelotte sous un toit !Et les pieds, toujours douloureux du chemin,
Et le sein, marqué d’un double‖ coup de poing,Et la bouche, une blessure‖ rouge encor,Et la chair frémissante, frêle décor,
Et les yeux, les pauvres yeux‖ si beaux où pointLa douleur de voir encore‖ du fini !…Triste corps ! Combien faible et‖ combien puni !
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eff egg
- Mètre
- Hendécasyllabes· profil 4÷7
- Mots à la rime
- a humain / main masculine, classiqueb m’apitoient / foudroient féminine, classiquea demain / chemin masculine, classiqueb décroît / toit masculine, classiquea poing / point masculine, non classiqueb encor / décor masculine, classiqueb fini / puni masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation scribd.com· Sources