Sagesse, 1881· I
XXIII. « Né l’enfant des grandes villes »
Né l’enfant des grandes villesEt des révoltes serviles,J’ai là, tout cherché, trouvéDe tout appétit rêvé.Mais, puisque rien n’en demeure,
J’ai dit un adieu légerA tout ce qui peut changer.Au plaisir, au bonheur même,Et même à tout ce que j’aimeHors de vous, mon doux Seigneur !
La Croix m’a pris sur ses ailesQui m’emporte aux meilleurs zèles,Silence, expiation,Et l’âpre vocationPour la vertu qui s’ignore.
Douce, chère Humilité,Arrose ma charité,Trempe-la de tes eaux vives.O mon cœur, que tu ne vivesQu’aux fins d’une bonne mort !
Versification
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a villes / serviles féminine, classiqueb trouvé / rêvé masculine, classiquec demeure / Seigneur mixte, classiquea léger / changer masculine, mixteb même / j’aime féminine, classiquea ailes / zèles féminine, classiqueb expiation / vocation masculine, classiquec s’ignore / mort mixte, classiquea Humilité / charité masculine, classiqueb vives féminine, mixte
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.6· écart moyen à la rime classique 3.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, Léon Vanier, 1902· numérisation scribd.com· Sources