Vieilles « bonnes chansons », 1870
II. L’écolière
Je t’apprendrai, chère petite,Ce qu’il te fallait savoir peuJusqu’à ce présent où palpiteTon beau corps dans mes bras de dieu :
Ta chair si délicate est blanche,Telle la neige et tel le lys ;Ton sein aux veines de pervencheSe dresse en deux arcs accomplis ;
Quant à ta bouche, rose unique,Elle appelle mon baiser fier ;Mais sous le pli de la tunique,Rit un baiser encor plus cher.
Tu passeras d’humble écolière,J’en suis sûr et je t’en réponds,Bien vite au rang de bachelièreDans l’art d’aimer les instants bons.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a petite / palpite féminine, classiqueb peu / dieu masculine, classiquea blanche / pervenche féminine, classiqueb lys / accomplis masculine, classiquea unique / tunique féminine, classiqueb fier / cher masculine, classiquea écolière / bachelière féminine, classiqueb réponds / bons masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres posthumes,, Paris, Messein, 1913· numérisation wikisource.org· Sources