Œuvres complètes, 1632· Pieces du parnasse satyrique attribuées a Théophile.· Pièces Atribuées a Théophile Par un manuscrit de la bibliothèque de l’Arsenal.
Dialogue
Quelle fièvre avés-vous, Paquette,Qui vous rend le teint si defait ?— C’est le desir d’une brayetteDont je ne puis avoir l’effet.
— Certes, vous estes maigre et jaune ;Je ne sçay pas que demandés,— Un gros v.. long d’un bon quart d’aulne.Prestés-le-moy si vous l’avés.
— Mais quoy ! vous n’este point honteuseDedire ainsy vostre appetit ?— Homme goulu, femme f........Ne desirent rien de petit.
— Si vous voiiés quelque v.. minceVoudriés-vous pas bien l’approcher ?— Quand ce seroit celuy d’un prince,Je ne voudrois pas le toucher.
— De quelques valets l’acointance,Seroit-ce bien vostre desir ?— Ouy, s’il le fait d’obeissanceEt le refait pour le plaisir.
— Vous avés la fesse soudaineAlors qu’on vous presse le flanc ?— Le cul sans cesse me domaineComme l’eguille d’un cadran.
— Qui vous voit la mine si froideNe vous croit point le cul si chaud.— C’est au c.. qu’il faut un v.. roide,Ce n’est pas au front qu’il le faut.
28 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes, Paris, P. Jannet, 1855· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources