A la bonne franquette, 1892· Vingt-Cinq Ballades
XVII. « C’est ma mignonne, ma mie »
C’est ma mignonne, ma mie.Sachez qu’elle a débutéSous l’œil plein de bonhomieDu géni’ d’la Liberté.Elle a jadis hérité(C’est là tout son patrimoine)D’un joli fonds de gaîté.Elle est du faubourg Antoine.
Jamais n’est trop endormieSa charmante vanité.Mais elle n’offusque mie.Même dans l’intimitéElle a plus d’un bon côté.C’est une fleur de pivoine ;Oh ! triple !… une rareté !Elle est du faubourg Antoine.
Il n’est pas de JérémieQui n’admirât sa beauté…Au moins une heure et demie.Ses yeux ont tant de clarté !Je l’aime en âne bâtéEt mangerais de l’avoinePour l’avoir tout un été.Elle est du faubourg Antoine.
Pas trop de sévérité.Prince, écoutez un bon moineQui ne dit que vérité.Elle est du faubourg Antoine.
Versification
- Forme
- Ballade petite ballade (ballade)
- Rimes
- 3(ababbcbc) bcbc
- Mètre
- Heptasyllabes
- Mots à la rime
- a mie / bonhomie féminine, classiqueb débuté / Liberté masculine, classiquec hérité / gaîté masculine, classiqued patrimoine / Antoine féminine, classiquea endormie / mie féminine, classiqueb vanité / l’intimité masculine, classiquec côté / rareté masculine, classiqued pivoine / Antoine féminine, classiquea Jérémie / demie féminine, classiqueb beauté / clarté masculine, classiquec bâté / été masculine, classiqued l’avoine / Antoine féminine, classiquea sévérité / vérité masculine, classiqueb moine / Antoine féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
28 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après A La Bonne Franquette, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1892· numérisation poesies.net· Sources