L’Heure enchantée, 1890
Une Fée
I
Ah ! c’est une féeToute jeune encor,Ah ! c’est une féeDe lune coiffée.
À sa robe verteUn papillon d’or,À sa robe verte,À peine entr’ouverte.
Elle va légère,Au son du hautbois,Elle va légèreComme une bergère.
Elle suit la rondeDes dames des bois,Elle suit la rondeQui va par le monde.
Sa gorge enfantineTremble doucement,Sa gorge enfantineCouleur d’églantine.
Elle ignore mêmeQu’on ait un amant.Elle ignore mêmeCe doux mot : Je t’aime !
II
Or, une nuit d’été,‖ sous la lune d’opale,Comme elle passait blanche,‖ une fleur à la main,À cette heure où le ciel‖ se teint de rose pâle,Tremblante, elle s’arrête‖ au détour d’un chemin.
Parmi les boutons d’or,‖ dans l’herbe, sous les saules,Un jeune homme était là,‖ qui semblait endormi.De blonds cheveux couvraient‖ ses robustes épaules.Sa bouche souriait,‖ entr’ouverte à demi.
Il se lève, et ses yeux,‖ d’où sort une lumière,Regardent fixement‖ le fantôme enchanté.Est-ce un rêve ? Jamais‖ châtelaine ou fermièreN’eut cet air de candeur‖ et cette pureté.
Elle aussi le regarde‖ et bientôt s’émerveille.Robin n’approche pas‖ de cet adolescent.« Quel songe ! » pense-t-elle,‖ et voici que s’éveilleL’aurore de l’amour‖ en son cœur innocent.
— « Miraculeuse enfant‖ de cette nuit charmante,Viens-tu pour m’éblouir‖ d’un pays fabuleux ?Dis à ton serviteur‖ une parole aimante ;Laisse-moi, sans colère,‖ adorer tes yeux bleus. »
Il s’est mis à genoux‖ au milieu des pervenches,Radieux et fleuri‖ comme le fils du roi.Elle avait peur. Bien vite‖ il a pris ses mains blanchesEt murmure tout bas :‖ — « Je te veux ; réponds-moi. »
Elle aurait dû s’enfuir.‖ Déjà les vieilles fées,Là-bas, là-bas, sous terre,‖ apprêtaient leurs fuseaux.D’invisibles lilas‖ envoyaient leurs bouffées ;On entendait au loin‖ le réveil des oiseaux.
Elle aurait dû s’enfuir.‖ Mais les bois et la plaine,La rivière et le vent,‖ tout lui parlait d’aimer,Et, laissant de ses doigts‖ tomber la marjolaine,Elle sentait son cœur‖ prêt à se consumer…
Ô merveilleux hymen‖ du ciel et de la terre !Chantez, beaux rossignols,‖ la chanson des époux.Ouvrez, sombres forêts,‖ vos portes de mystère.Éternelle jeunesse,‖ épanouissez-vous !
Chaque jour, depuis lors,‖ dès que la nuit câlineEn ses bras maternels‖ berce le monde enfant,Dans le bois qui scintille‖ en haut de la colline,Ils vont cueillir la fleur‖ de l’amour triomphant.
L’étoile du berger‖ les cherche dans l’espace.Les murmures d’en bas‖ leur viennent apaisés.Comme un vol d’oiseaux blancs‖ qui passe et puis repasse,La lune sur leur bouche‖ argente leurs baisers.
Elle dit : « Prends-moi toute,‖ ô mon seigneur superbe.Je tremblais. Ton regard‖ m’a bientôt rassuré.Je suis le liseron‖ qui se cache dans l’herbe ;Toi, maître, le grand arbre‖ au feuillage doré. »
Il répond : « Comme un prêtre‖ à la porte du temple,J’aime à tes pieds divins,‖ chère, à m’agenouiller.Toute mon âme brûle‖ alors que je contempleL’anémone d’argent‖ que je n’ose effeuiller. »
Parfois, en pleins fourrés,‖ une harde s’élance,Et, l’oreille aux aguets,‖ suit le bruit de leurs pas.Ils vont. Leur amour seul‖ éveille le silence.Le temps heureux s’envole.‖ Ils ne s’en doutent pas.
Mais quand l’aube, en chantant,‖ les mains pleines de roses,Frappe à coups redoublés‖ à la porte des cieux,Quand les heures de jour‖ passent en robes roses,Oh ! la peine cruelle‖ et les tristes adieux ?
— « Entends-tu, cher trésor,‖ le chant de l’alouette ? »— « L’Orient s’illumine.‖ Il faut nous séparer. »En leurs yeux attristés‖ pâlit la violette.La fée a pris son vol‖ et s’est mise à pleurer.
Elle s’évanouit,‖ ainsi qu’une fuméeQue le vent éparpille‖ à l’horizon lointain,Et, lui, regarde encor‖ l’image bien aiméeSe fondre lentement‖ dans le bleu du matin.
III
Hélas ! hélas ! on épieTon amour, pauvre garçon.Voici beau jour que la pieL’a dit au colimaçon.
Depuis longtemps la vipèreS’en gausse avec le corbeau.Tous deux font très bien la paire.Des secrets c’est le tombeau.
Carabosse et MélusineÀ leur tour ont clabaudé.— « Écoutez, voisin, voisine,Notre sœur a cascadé.
« Et celui qu’elle préfère,C’est le garçon du moulin. »— « Pas possible ! Quelle affaire !Seigneur, que c’est donc vilain !
« Narrez-nous toujours la chose. »— « Voici : C’était un beau blond.Ils se rencontraient… Je n’oseVraiment en dire plus long. »
— « Bah, racontez tout de même. »— « Eh bien ! donc, il lui parla.Elle répondit : Je t’aime. »— « Tiens, tiens, voyez-vous cela. »
— « Et depuis lors, Dieu sait commeEn plein bois ils se baisaient. »— « Oh, maman ! Baiser un homme ! »— « C’est pourtant ce qu’ils faisaient. »
— « Et d’où vient cette nouvelle ? »— « C’est Robin qui l’apporta. »— « Pauvre Sœur ! » — « Pas de cervelle ! »— « Patati — et patata ! »
IV
Titania, la reine‖ aux doux yeux d’améthyste,Ignorait tout encor.‖ Sa fine caméristeLui conte l’aventure,‖ un soir, en la coiffant :— « Que dis-tu là, ma bonne,‖ une si douce enfant ! »— « Hélas ! madame, hélas !‖ la chose est trop certaine. »— « Encore si c’était‖ avec un capitaine ! »Et le soir même, avant‖ d’entrer en son lit bleu,La belle a tout appris‖ à son époux. — « Corbleu !Fait Obéron, ceci‖ dépasse un peu les bornes.N’est-il plus au village‖ assez de maritornesPour qu’on laisse en repos‖ les dames de ma cour !Un homme à notre sœur‖ déclarer son amour !L’affaire est scandaleuse ;‖ un exemple s’impose.Vite, allez-moi quérir‖ la coupable, et qu’elle oseFaire à nos pieds l’aveu‖ de son indignité. »Un grand lit de justice‖ est sur l’heure arrêté.On s’y rend de partout‖ et même du royaumeDe Belzébuth. Follet,‖ Sylphe, Lutin ou Gnome,Chacun veut avoir part‖ à la fête. VoiciD’aimables compagnons‖ sentant fort le roussi,Puck, Robin Bon-Enfant‖ qui joue avec les filles,Et le soir, dans leur lit,‖ fourre un paquet d’aiguilles,Ariel qui soupire‖ on ne sait trop pourquoi,Jacques l’enchifrené‖ qui reste toujours coi,Charlot, Jean de la Lune‖ et Pierre les Dimanches,Et le roi des Coucous‖ et la reine des Tanches.Comme des églantiers‖ les uns sont droits et verts,Les autres sont tortus‖ et vont tout de travers.Il en est qui sont fiers‖ d’arborer une bosse.Les uns vont à cheval,‖ les autres en carrosse.D’aucuns marchent courbés‖ sur d’énormes bâtons ;Leur nez fait la causette‖ avec leurs trois mentons,Et, branlants comme il sied‖ à des personnes d’âge,Ils gémissent : « Oh, oh !‖ que de dévergondage ! »Avec un galurin‖ sur sa tête d’oiseau,Plus d’une mère-grand‖ file son blanc fuseau.Derrière on aperçoit,‖ en robes dégrafées,Les ondines du bois‖ joli, les jeunes féesQui se poussent du coude‖ et rient du coin de l’œil.Et tout ce monde, heureux‖ ou triste, en joie, en deuil,Va, vient, court, coassant‖ comme un cent de grenouilles.Des vieilles en fureur‖ brandissent leurs quenouilles.Plick fait un pied de nez,‖ Plock un saut périlleux,Quand tout à coup plus rien.‖ Silence merveilleux.Le Seigneur Obéron‖ paraît sur la pelouseEt donne galamment‖ la droite à son épouse,Dont le corsage en fleur‖ semble tout un jardin.— « Messieurs, la cour, glapit‖ l’huissier, un vieil ondin.Silence et chapeau bas,‖ on appelle la cause. »Et voici venir, fraîche‖ et blonde et toute rose,La délinquante. Hélas !‖ Elle est en grand émoi,Très fière cependant.‖ — « Approche, dit le roi,On m’en a raconté‖ de belles sur ton compte.Une fée embrasser‖ un homme, quelle honte !Si le fait est prouvé,‖ tu sais ce qui t’attend.Nous ne te voulons plus‖ chez nous. En un instant,Comme ton bel ami,‖ tu deviendras mortelle.Plus de robes d’argent,‖ d’or ou de brocatelle,Plus de rondes, le soir,‖ dans le cercle enchanté.La bise, en peu de temps,‖ fanera ta beauté.Il te faudra bientôt,‖ villageoise enlaidie,Subir la pauvreté,‖ le froid, la maladie,Mener paître les veaux‖ tous les jours que Dieu fait,Et danser, ventre vide,‖ en face du buffet.Le front ceint de fenouil,‖ de rue et d’amourette,Nous irons, folâtrant‖ et riant. Toi, pauvrette,Tu tireras la langue‖ avec ton étourdi. »À grands coups de battoir‖ l’auditoire applaudit.L’enfant tremble et pâlit‖ un peu. Toujours coquette,Elle fait trois saluts‖ comme veut l’étiquette,Et murmure : « Madame,‖ et vous, Seigneur… » — « Bon, bon,Est-il vrai qu’on t’ait vue‖ avec ce vagabond ? »Une faible rougeur‖ est montée à sa joue ;Frémissante et superbe,‖ elle répond : — « J’avoue.
« Mon gentil roi,Ma douce reine,L’amour m’entraîne ;Oubliez-moi.
« Et vous de même,Esprits mutins,Sylphes, lutins,Frères que j’aime.
« Je n’irai plusVoir sur la landeLa sarabandeDes nains velus,
« Au loin surprendreLe doux secretQu’à la forêtDit la nuit tendre,
Faire, en soufflant,Quand l’aube approche,Tinter la clocheDu muguet blanc.
« Adieu, fleurettesAu cœur ruséDont j’ai friséLes collerettes,
« Adieu, adieu,Beaux scarabées,Perles tombéesDu grand ciel bleu,
« Ombres légèresDu bois joliOù j’ai mon litDans les fougères,
« Lune d’argent,Miroir céleste,Adieu, je resteAvec mon Jean !
« Combien sa boucheA de douceur !Mon ravisseurN’est point farouche.
« D’un bras vaillant,Blanc comme neige,Il me protègeEn souriant.
« À la rosée,Plus de cent fois,Il m’a dit : SoisMon épousée.
« Rire, jaser,La pauvre affaire !Moi, je préfèreUn franc baiser…
« Mon roi, ma reine,Toute la cour,Vive l’amourQui nous entraîne !
« De ce garçonJe suis coiffée.Adieu la féeEt sa chanson ! »
V
Dans un pré semé‖ de fleurettes jaunes,Un pré qui scintille‖ au soleil levant,Je sais quelque part,‖ sous un bouquet d’aulnes,Une maisonnette‖ à l’abri du vent.
Elle est fort ancienne‖ et toute petite.Mais quand le matin‖ point à l’horizon,Comme elle sourit,‖ dans la clématite,Avec son toit bleu,‖ la chère maison !
C’est là qu’oubliant‖ les métamorphosesDe la lune pâle‖ et du vent moqueur,L’adorable enfant‖ effeuille des roses,Son fidèle ami‖ tout près de son cœur !
Elle n’est plus fée,‖ elle est toujours sage,Et, tendre et jolie,‖ elle garde encorUn brin d’églantine‖ à son fin corsage,Un nœud de ruban‖ dans ses tresses d’or.
Le jupon troussé‖ comme une bergère,Elle vole ainsi‖ qu’un oiseau des bois !Elle apaise tout‖ de sa main légère ;Un charme est encore‖ au bout de ses doigts.
L’époux qui revient,‖ au soir, de l’ouvrage,Les bras fatigués‖ et le pied poudreux,S’arrête un instant‖ et reprend courage.Son cœur bat gaiement,‖ son cœur amoureux.
Il a vu de loin‖ sa mignonne blonde,Douce comme un rêve‖ au milieu des blés,Bercer, en chantant‖ quelque vieille ronde,Un amour d’enfant‖ aux cheveux bouclés.
Versification
- Mètre
- Vers de 12, 4 et 7 syllabes (142 de 12, 60 de 4, 32 de 7, 28 de 10, 24 de 5)· profil 4, 5, 7, 5+5, 6+6
- Mots à la rime
- a fée / coiffée féminine, classiqueb encor / d’or masculine, classiquea verte / entr’ouverte féminine, classiquea légère / bergère féminine, classiqueb hautbois / bois masculine, classiquea ronde / monde féminine, classiquea enfantine / d’églantine féminine, classiqueb doucement / amant masculine, classiquea même / t’aime féminine, classiquea d’opale / pâle féminine, classiqueb main / chemin masculine, classiquea saules / épaules féminine, classiqueb endormi / demi masculine, classiquea lumière / fermière féminine, classiqueb enchanté / pureté masculine, classiquea s’émerveille / s’éveille féminine, classiqueb adolescent / innocent masculine, classiquea charmante / aimante féminine, classiqueb fabuleux / bleus masculine, classiquea pervenches / blanches féminine, classiqueb roi / réponds-moi masculine, classiquea fées / bouffées féminine, classiqueb fuseaux / oiseaux masculine, classiquea plaine / marjolaine féminine, classiqueb d’aimer / consumer masculine, classiquea terre / mystère féminine, classiqueb époux / épanouissez-vous masculine, classiquea câline / colline féminine, classiqueb enfant / triomphant masculine, classiquea l’espace / repasse féminine, classiqueb apaisés / baisers masculine, classiquea superbe / l’herbe féminine, classiqueb rassuré / doré masculine, classiquea temple / contemple féminine, classiqueb m’agenouiller / effeuiller masculine, classiquea s’élance / silence féminine, classiqueb pas masculine, classiquea roses féminine, classiqueb cieux / adieux masculine, classiquea l’alouette / violette féminine, classiqueb séparer / pleurer masculine, classiquea fumée / aimée féminine, classiqueb lointain / matin masculine, classiquea épie / pie féminine, classiqueb garçon / colimaçon masculine, classiquea vipère / paire féminine, classiqueb corbeau / tombeau masculine, classiquea Mélusine / voisine féminine, classiqueb clabaudé / cascadé masculine, classiquea préfère / affaire féminine, classiqueb moulin / vilain masculine, classiquea chose / n’ose féminine, classiqueb blond / long masculine, classiqueb parla / cela masculine, classiquea comme / homme féminine, classiqueb baisaient / faisaient masculine, classiquea nouvelle / cervelle féminine, classiqueb l’apporta / patata masculine, classiquea d’améthyste / camériste féminine, classiqueb coiffant / enfant masculine, non classiquec certaine / capitaine féminine, classiqued bleu / Corbleu masculine, classiquee bornes / maritornes féminine, classiquef cour / amour masculine, classiqueg s’impose / ose féminine, classiqueh indignité / arrêté masculine, classiquei royaume / Gnome féminine, classiquej Voici / roussi masculine, classiquek filles / d’aiguilles féminine, classiquel pourquoi / coi masculine, classiquem Dimanches / Tanches féminine, classiquen verts / travers masculine, classiqueo bosse / carrosse féminine, classiquep bâtons / mentons masculine, classiqueq d’âge / dévergondage féminine, classiquer d’oiseau / fuseau masculine, classiques dégrafées / fées féminine, classiquet l’œil / deuil masculine, classiqueu grenouilles / quenouilles féminine, classiquev périlleux / merveilleux masculine, classiquew pelouse / épouse féminine, classiquex jardin / ondin masculine, classiquey cause / rose féminine, classiquez émoi / roi masculine, classiquea compte / honte féminine, classiqueb t’attend / instant masculine, classiquec mortelle / brocatelle féminine, classiqued enchanté / beauté masculine, classiquee enlaidie / maladie féminine, classiquef fait / buffet masculine, classiqueg d’amourette / pauvrette féminine, classiqueh étourdi / applaudit masculine, classiquei coquette / l’étiquette féminine, classiquej bon / vagabond masculine, classiquek joue / J’avoue féminine, classiquea roi / Oubliez-moi masculine, classiqueb reine / m’entraîne féminine, classiquea même / j’aime féminine, classiqueb mutins / lutins masculine, classiquea plus / velus masculine, non classiqueb lande / sarabande féminine, classiquea surprendre / tendre féminine, non classiqueb secret / forêt masculine, classiquea soufflant / blanc masculine, classiqueb approche / cloche féminine, classiquea fleurettes / collerettes féminine, classiqueb rusé / frisé masculine, classiquea adieu / bleu masculine, classiqueb scarabées / tombées féminine, classiquea légères / fougères féminine, classiqueb joli / lit masculine, classiquea d’argent / Jean masculine, classiqueb céleste / reste féminine, classiquea bouche / farouche féminine, classiqueb douceur / ravisseur masculine, classiquea vaillant / souriant masculine, classiqueb neige / protège féminine, classiquea rosée / épousée féminine, classiqueb fois / Sois masculine, non classiquea jaser / baiser masculine, non classiqueb affaire / préfère féminine, classiquea reine / entraîne féminine, classiqueb cour / l’amour masculine, classiquea garçon / chanson masculine, classiqueb coiffée / fée féminine, classiquea jaunes / d’aulnes féminine, classiqueb levant / vent masculine, classiquea petite / clématite féminine, classiqueb l’horizon / maison masculine, classiquea métamorphoses / roses féminine, classiqueb moqueur / cœur masculine, classiquea sage / corsage féminine, classiquea bergère / légère féminine, classiqueb bois / doigts masculine, classiquea l’ouvrage / courage féminine, classiqueb poudreux / amoureux masculine, classiquea blonde / ronde féminine, classiqueb blés / bouclés masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
286 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Heure enchantée, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1890· numérisation wikisource.org· Sources