Feuillets parisiens, 1885· V Monologues
La duchesse diane
La scène est à Deauville, dans la villa Marine, chez la baronne de Maillais. Un salon, avec un piano, une petite table sur laquelle sont posés un miroir, des albums, une boîte à poudre de riz, un bouquet de fleurs des champs très harmonieux de couleurs. La duchesse Diane entre, en parlant à une personne qu’on ne voit pas. Toilette de promenade à la campagne, extrêmement élégante.
Parlant à une personne qu’on ne voit pas.
Non, laissez-moi, marquis,‖ je ne veux voir personne.J'ai besoin d'être seule,‖ allez rejoindre YvonneAu croquet, ou Lansac‖ et le prince au billard ;Je veux me reposer,‖ je reviendrai plus tardÉcouter vos exquis‖ concetti, mais, de grâce,Ne me poursuivez pas,‖ je suis nerveuse et lasse.
Entrant tout à fait en scène.
Gentil, mais un peu fou,‖ ce marquis Doria ;On prétend qu'à son club,‖ un soir, il pariaDe m'offrir à souper‖ dans son palais de Gênes.C'est un sang azuré‖ qui coule dans ses veines,Ses mains sont en ivoire‖ et ses cheveux en or,Un César Borgia…‖ qui serait un ténor.Il semble échappé d'un‖ tableau du Veronèse,Mais, quand il va parler,‖ on attend l'ut dièze ;Pour causer avec lui‖ chanter vaudrait bien mieux.Puis, en vocalisant,‖ répondre à ses aveux…Il porte des parfums,‖ des perles, une bagueDont le chaton contient‖ du poison, une dague.Cet Italien blond,‖ avec son air hautain,A le tort d'évoqué,‖ la Porte-Saint-Martin.Par son charme exotique‖ un instant amuséeJe l'ai regardé vivre‖ et suis désabusée ;A mon cœur c'est en vain‖ que je voudrais mentir,Hélas ! ce n'est pas lui‖ qui me fera sortirDe cette indifférence‖ amère où je m'ennuieAffreusement, ainsi‖ qu'une reine obéie…N'avoir pas un regret,‖ n'avoir pas un désir,Ignorant le bonheur,‖ vivre dans le plaisir ;Rien, rien, pauvre Diane,‖ oh ! que ne donnerais-jePour voir fondre au soleil‖ cette froideur de neige ?
Un peu tristement.
J'avais fait au printemps‖ un rêve bien bourgeois :Seule, avec mon mari,‖ venir passer un moisA la mer, et qui sait ?‖ c'eût peut-être été drôle,Nouveau dans tous les cas,‖ mais ce n'est pas le rôle,Je le vois bien, qui m'est‖ par le sort dévolu,Car le duc…
Avec ironie.
Oh ! bien malgré lui, n’a pas voulu,N'a pas pu, veux-je dire ;‖ un travail d'importanceExtrême tout l'été‖ retient son ExcellenceA Paris, et tous ces‖ messieurs, que je fuyais,Sont arrivés chez la‖ baronne de Maillais.Heureuse comme tout,‖ cette chère baronne ;Son cœur est débordant‖ de plaisir, car personne,Pas même la Patti,‖ n'a rempli ses salonsAutant que moi. Vrai, c'est‖ un succès. Nous allonsAmener tout Paris‖ de Trouville à Deauville.Une procession‖ depuis huit jours défileDans la Villa Marine ;‖ on n'a jamais tant ri,Tant soupe, tant dansé.
Pendant toute cette scène, elle s’est approchée du miroir. Très lentement elle a ôté son chapeau, ses gants, arrangé ses cheveux ; ses yeux s’arrêtent sur le bouquet. Elle dit, avec un peu d’émotion :
Le bouquet d’Aimery !Oh ! oui, c'est bien de lui.‖ Doux poète, il exprimeL'amour par un bouquet‖ comme par une rime.Harmonieusement‖ il sait grouper les fleursComme une symphonie‖ exquise de couleurs.Quel frais parfum d'aurore‖ et de sentes mouillées !Il ne ressemble guère‖ à ces roses payées,Banales comme l'or,‖ qu'on offre sans amour.Il s'est levé pour le‖ cueillir avant le jour.Quand l'aube dans le ciel‖ met des blancheurs de perles,Écoutant les chansons‖ des pinsons et des merles,Il a marché longtemps‖ dans le bois tout fleuri ;Il a dû mal dormir‖ cette nuit. J'ai meurtriSans pitié sa pauvre âme,‖ hier ; j'étais méchante,Et pourtant je sens bien,‖ malgré moi, qu'il m'enchanteCe doux être pensif,‖ ployant sous mon regard,Comme un lys sous l'orage ;‖ il est déjà trop tardPour m'en défendre ; j'ai‖ presque de la tendressePour lui ; je lui fais mal,‖ mais son amour caresseMon orgueil par ses vers‖ qui sont remplis de moi ;Il attendrit mon cœur‖ par son naïf émoi…
Tout, en respirant et touchant le bouquet,
elle y trouve une lettre.
Un billet ! oh ! c'est mal,‖ tromper ma confiance,Non, rien n'autorisait‖ pareille impertinence…Ce n'est plus l'Aimery‖ rêvé, s'il est pervers ;Qu’il ne paraisse plus devant moi.
Ouvrant la lettre, avec une voix subitement calmée.
Tiens, des vers !Duchesse, quand vient le jour,Je vais, dans le grand bois sourd,Dire aux oiseaux ma détresse ;Je songe, quand vous dormez,A votre front parfuméOmbré d'une lourde tresse.Madame, au soleil couchant,Quand, dans les blondeurs d'un champ,L'astre-roi semble descendre,Alors chante le bouvreuil,Et moi je contemple, en deuil,Mes espoirs réduits en cendre.Diane, je suis triste et seulDans mes draps, cruel linceul !Torturé par l'insomnie.Doux songe, sylphe léger,Près d'elle va voltiger,Toi que j'aime, sois bénie.
Avec un sourire indulgent
Il faut lui pardonner,‖ car il souffre vraiment ;Et puis son madrigal,‖ après tout, est charmant.Le pauvre, il brisera‖ ses ailes à me suivreDans mon fier tourbillon.‖ Ce qu'il faudrait pour vivreHeureux, à cet enfant,‖ c'est une femme sœurQui marcherait avec‖ des pas pleins de douceurAutour de lui, pendant‖ qu'il écrirait, très-bonne ;C'est une femme enfin‖ dans le genre d'Yvonne,Ma petite cousine…‖ Hélas ! la pauvre enfantL'aime, et c'est pour cela‖ qu'elle dit qu'au couventElle veut retourner,‖ qu'elle abhorre le monde,Le mariage, et tout ;‖ pauvre petite blonde !Seule, j'ai le secret‖ de son cœur ingénu.Chère enfant, de l'amour‖ tu n'as jamais connuQue les pleurs, les tourments,‖ la triste jalousie ;Tu veux t'ensevelir,‖ vivante poésie,Tu veux prier pour lui,‖ toujours ; il serait mieuxEncore de l'aimer‖ et de le rendre heureux.Dieu ne m'en voudrait pas‖ de lui ravir cette âmeQui ferait une mère‖ adorable, une femmeConsolatrice et douce,‖ ainsi qu'un bel ange. Oui,Je lui ferai comprendre‖ au poète, aujourd'hui,Tout de suite pendant‖ que j'en ai le courage,Qu'il doit m'oublier ; je‖ ferai ce mariage.M'oublier, et pourquoi ?‖ L'idéal sentimentQui nous unit peut bien‖ subsister ; oui, vraiment,Son cœur si tourmenté‖ trouvera l'accalmie ;Entre sa femme, Yvonne,‖ et Diane, son amie.
Sa voix s’est voilée ; en prononçant ces dernières paroles, ses yeux se sont mouillés. Elle dit :
La duchesse a pleuré,‖ la duchesse a du cœur.Voilà qui surprendrait‖ Lansac, le chroniqueur ;Il le raconterait‖ pour sûr dans l'Étincelle ;Cette chronique-là‖ me plairait moins que celleQu'il fit sur mon habit‖ couleur regard-du-roy,En satin merveilleux,‖ chaque pan très-étroit,Brodé de vieil argent,‖ d'or et de perles fines,Ouvrant sur des volants‖ coquilles de malines.Ce soir-là, j'ai, je crois,‖ régné sur tout Paris,Dans ce beau palazzo,‖ vrai rêve de houris,Où les esprits vainqueurs,‖ les beautés qu'on redouteSe coudoyaient, fiers et‖ charmés, à la RedouteQue le prince donna‖ pour me faire la cour.C'était Venise au parc‖ Monceau. Dieu, que d'amourDans les parfums troublants‖ des emparadisées !Que de Champagne au fond‖ des coupes irisées ?Comme sous les loups noirs‖ les rires se perlaient !Qu'ils étaient berceurs les‖ orchestres qui jouaientA la sourdine, au loin,‖ cette valse des roses !Le Jabloschkoff, par des‖ lueurs d'apothéoses,Éclairait les valseurs‖ et les couples furtifsQui s'enfuyaient, joyeux,‖ dans l'ombre des massifs.Avec ses airs charmants‖ de grand seigneur-poète,Le prince me faisait‖ les honneurs de sa fête,Régal qu'il donnait à‖ ma curiosité.Son automne a gardé‖ des flamboiements d'été,Et puis, que voulez-vous ?‖ il aura du prestige,Toujours, parce qu'on l'a‖ beaucoup aimé ; vertigeAttirant vers l'abîme‖ où d'autres ont sombré.Celui pour qui des yeux‖ bleus ou noirs ont pleuréNous préoccupe, ainsi‖ qu'une énigme vivante.Toujours nous roulerons‖ sur l'éternelle penteOù d'autres ont glissé.‖ Don Juan nous fascinaDe tout temps : nous avons‖ des Dona Juana.Dans l'amour, chercher l'infini,‖ c'est bien en somme ;Cet idéal fuyant‖ peut bien tenter un homme.Quel poème plus beau,‖ plus varié que nous ?N'est-ce pas se grandir‖ que vivre à nos genoux ?…Il était séduisant,‖ contant d'une voix basseSes tant belles amours‖ du passé ; que de grâceDisparue, et d'éclairs‖ éteints par le tombeau !Funèbre, mais charmeur,‖ il me paraissait beau,Ce sultan d'un sérail‖ de belles trépassées.Je sentais des frissons‖ exquis, et mes penséesSe troublaient dans l'air capiteux‖ qui me grisait.C'est amusant d'avoir‖ un peu peur ; il disaitTout le décaméron‖ amoureux de sa vie ;Un ensorcellement‖ où la femme ravie,Se couronnant de rose,‖ accepte le cyprès ;Où comme dans Boccace,‖ on sent la mort tout près.Heureusement,‖ pour m'arracher au sortilège,J'avais tous mes suivants,‖ Lansac et puis Helphège,Le grand commentateur‖ du Mahabaratha,Qui pour être galant,‖ me compare à Sita,Et prenant des airs fats‖ en regardant la foule,Se rengorgeant ainsi‖ qu'un pigeon qui roucoule,Vient, au milieu d'un bal,‖ tirer un manuscrit.Pour débiter‖ un madrigal, en pur sanscrit.Puis Lansac me disait‖ la chronique légèreDe ce monde interlope,‖ où j'étais étrangère ;Ses racontars‖ spirituels m'amusaient fort.Certes, venir à la‖ Redoute était un tort,Une quasi coupable‖ et perverse équipée.Si le duc l'avait su !‖… J'étais préoccupée,Inquiète, vraiment ;‖ ce n'était pas banalD'avoir presque un remords‖ sans rien faire de mal.Ces dames me lorgnaient :‖ je crois que ma toiletteA triomphé dans la‖ passe d'armes coquette.Mais, mon plus grand succès‖ ne fut pas celui-là.Dans les splendeurs de ce‖ moderne WalhallaOn vit paraître Franz‖ Haller, le pianiste ;Et ce monde blasé,‖ ce monde fantaisiste,Espérant se griser‖ d'harmonie et d'accords,Voulut absolument‖ l'entendre. Franz alors,Entouré d'un essaim‖ de modernes sirènes,Qui l'enlaçaient avec‖ des grâces souveraines,Resta froid, dédaigneux,‖ semblant n'entendre rien ;Mais tout à coup, plongeant‖ son regard dans le mien –Qu'il avait reconnu,‖ je crois bien, sous le masque –Il me dit : – (Un artiste‖ est toujours très fantasque)– « Voulez-vous ? » Je fis « oui »‖, comme ça, sans parler ;Il s'assit au piano,‖ puis fit d'abord roulerUn prélude onduleux,‖ rhythmé comme une vague,Qui s'éteignit en un‖ murmure doux et vague ;Alors fixant sur moi‖ ses yeux, il m'adressaSon poème d'amour,‖ le rêve commença :
Tout en parlant, elle a marché vers le piano et s’y est assise. Si l’actrice est pianiste, elle exécutera, en sourdine, pendant la tirade suivante, une mazurka de Chopin, si elle ne l’est pas, on jouera dans la coulisse ; enfin, s’il n’y a pas de pianiste, elle s’accoudera sur le clavier.
On n'est plus à Paris,‖ on n'est plus à Venise ;C'est le Nord très lointain,‖ dans sa blancheur exquise,C'est la steppe neigeuse‖ où glissent les traîneaux :Le ciel gris traversé‖ par des vols de corbeaux.Frileusement j'étais‖ blottie, – âpre délice ! –Tout près de lui, dans les‖ tiédeurs de ma pelisseDe loutre, jusqu'aux yeux‖ ayant bien enfoncéCette petite toque‖ en velours vert foncéQui me va bien, dit-on,‖ à cause de l'aigretteD'émeraudes ; le vent‖ tout autour de sa tèteSoulevait ses cheveux.‖ Parfois on rencontraitDes Tziganes errants ;‖ une femme lisaitUn avenir d'amour‖ dans nos mains enlacées,Oh, quel rhythme bizarre‖ en leurs chansons dansées !Comme leurs fiers talons‖ tapaient sur le sol durDans ces pays tout blancs‖ ignorés de l'azur !Pour moi seule chantait‖ cet instrument magique.Par les enchantements‖ ailés de la musiqueTous les cerveaux étaient‖ troublés divinement ;Comme Orphée il chantait…‖ ! Mais il vint un momentOù la foule oublia‖ l'étrange virtuose,Quand, dans cette gaîté‖ de fête bleue et rose,Parut Max de Loris,‖ le superbe orateur,Puissant comme un lion,‖ calme triomphateur,Un frisson de respect‖ secoua ces frivoles ;C'est que l'écho vibrait‖ encore des parolesQu'à la Chambre il avait‖ dites si fièrement.Dompter les femmes, c'est‖ un passetemps charmant,Qui prouve du talent,‖ mais dominer les hommesC'est plus fort et, ma foi !‖ voilà comment nous sommes,Nous autres, nous aimons‖ la force ; les soumisNous attendrissent un‖ instant, sont nos amis,Mais l'amant préféré,‖ toujours, sera le maître ;L'homme à la volonté‖ ferme et douce, enfin l'êtreA qui l'on obéit‖ délicieusement.C'est si bon de n'avoir‖ pas à penser, vraiment.Être libre, c'est ennuyeux…‖ Être captive,Heureuse, et se laisser‖ aller à la dérive,Quand sur le gouvernail‖ on sent un bras très-fort,N'est-ce pas l'idéal ?‖ Vivre sans nul effort,Confiante en celui‖ qui même votre barqueVers les clairs horizons‖ lumineux ! Je remarqueQue seules ici-bas‖ les femmes sans beautéRéclament la maussade‖ et triste liberté.Cet homme peut manquer‖ à la galanterieParfois ; c'est que son temps‖ se doit à la patrie,C'est qu'au bonheur de tous‖ il sait sacrifierTout, même les douceurs‖ exquises du foyer.Sa femme doit comprendre,‖ étant intelligente,La grandeur de son rôle ;‖ on peut être indulgentePour l'être honnête et pur‖ qui n'a jamais menti,Certe, il faudrait qu'elle eût‖ un esprit perverti,Celle qu'il a choisie‖ et qu'il a faite sienne,Pour trahir son honneur,‖ dont elle est la gardienne !Comme elle doit se dire‖ avec tranquillité :
Avec un enthousiasme croissant
Sa haute confiance‖ et sa calme bontéMe font une bien noble‖ et bien douce existence ;Je suis l'inspiratrice‖ et chère providenceDe cet homme si bon,‖ grand parmi les humains,Qui mit sa main loyale‖ en mes petites mains…Ah ! cette femme est une heureuse…
Elle éclate d’un rire prolongé
Cette femme,Mais, c'est moi ! Plus de trouble‖ et plus de vague à l'âme :Vous seul vous régnerez‖ sur mon cœur bien guéri,Monsieur le duc Max de‖ Loris, mon cher mari.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 128[aa] 3[abba]
- Mètre
- Alexandrins surtout (254 de 12, 18 de 7)· profil 7, 6=6
- Mots à la rime
- a personne / Yvonne féminine, classiqueb billard / tard masculine, classiquec grâce / lasse féminine, classiquea Doria / paria masculine, classiqueb Gênes / veines féminine, classiquec or / ténor masculine, classiqued Veronèse / dièze féminine, classiquee mieux / aveux masculine, classiquef bague / dague féminine, classiqueg hautain / Porte-Saint-Martin masculine, classiqueh amusée / désabusée féminine, classiquei mentir / sortir masculine, classiquej m'ennuie / obéie féminine, classiquek désir / plaisir masculine, classiquel donnerais-je / neige féminine, classiquea bourgeois / mois masculine, classiqueb drôle / rôle féminine, classiquec dévolu / duc / voulu masculine, classiqueb d'importance / Excellence féminine, classiquec fuyais / Maillais masculine, classiqued baronne / personne féminine, classiquee salons / allons masculine, classiquef Deauville / défile féminine, classiqueg ri / dansé / d’Aimery masculine, classiqueb exprime / rime féminine, classiquec fleurs / couleurs masculine, classiqued mouillées / payées féminine, classiquee amour / jour masculine, classiquef perles / merles féminine, classiqueg fleuri / meurtri masculine, classiqueh méchante / m'enchante féminine, classiquei regard / tard masculine, classiquej tendresse / caresse féminine, classiquek moi / émoi masculine, classiquea confiance / impertinence féminine, classiqueb pervers / moi / vers masculine, classiqueb jour / sourd masculine, non classiquec détresse / tresse féminine, classiqued dormez / parfumé masculine, non classiquee couchant / champ masculine, non classiquef descendre / cendre féminine, classiqueg bouvreuil / deuil masculine, classiqueh seul / linceul masculine, classiquei l'insomnie / bénie féminine, classiquej léger / voltiger masculine, classiquea vraiment / charmant masculine, classiqueb suivre / vivre féminine, classiquec sœur / douceur masculine, classiqued très-bonne / d'Yvonne féminine, classiquee enfant / couvent masculine, classiquef monde / blonde féminine, classiqueg ingénu / connu masculine, classiqueh jalousie / poésie féminine, classiquei mieux / heureux masculine, classiquej âme / femme féminine, classiquek Oui / aujourd'hui masculine, classiquel courage / mariage féminine, classiquem sentiment / vraiment masculine, classiquen l'accalmie / amie féminine, classiquea cœur / chroniqueur masculine, classiqueb l'Étincelle / celle féminine, classiquec regard-du-roy / très-étroit masculine, non classiqued fines / malines féminine, classiquee Paris / houris masculine, classiquef redoute / Redoute féminine, classiqueg cour / d'amour masculine, classiqueh emparadisées / irisées féminine, classiquei perlaient / jouaient masculine, classiquej roses / d'apothéoses féminine, classiquek furtifs / massifs masculine, classiquel seigneur-poète / fête féminine, classiquem curiosité / d'été masculine, classiquen prestige / vertige féminine, classiqueo sombré / pleuré masculine, classiquep vivante / pente féminine, classiqueq fascina / Juana masculine, classiquer somme / homme féminine, classiques nous / genoux masculine, classiquet basse / grâce féminine, classiqueu tombeau / beau masculine, classiquev trépassées / pensées féminine, classiquew grisait / disait masculine, classiquex vie / ravie féminine, classiquey cyprès / près masculine, classiquez sortilège / Helphège féminine, classiquea Mahabaratha / Sita masculine, classiqueb foule / roucoule féminine, classiquec manuscrit / sanscrit masculine, classiqued légère / étrangère féminine, classiquee fort / tort masculine, classiquef équipée / préoccupée féminine, classiqueg banal / mal masculine, classiqueh toilette / coquette féminine, classiquei celui-là / Walhalla masculine, classiquej pianiste / fantaisiste féminine, classiquek d'accords / alors masculine, classiquel sirènes / souveraines féminine, classiquem rien / mien masculine, classiquen masque / fantasque féminine, classiqueo parler / rouler masculine, classiquep vague féminine, classiqueq m'adressa / commença masculine, classiquea Venise / exquise féminine, classiqueb traîneaux / corbeaux masculine, classiquec délice / pelisse féminine, classiqued enfoncé / foncé masculine, classiquee l'aigrette / tète féminine, classiquef rencontrait / lisait masculine, classiqueg enlacées / dansées féminine, classiqueh dur / l'azur masculine, classiquei magique / musique féminine, classiquej divinement / moment masculine, classiquek virtuose / rose féminine, classiquel orateur / triomphateur masculine, classiquem frivoles / paroles féminine, classiquen fièrement / charmant masculine, classiqueo hommes / sommes féminine, classiquep soumis / amis masculine, classiqueq maître / l'être féminine, classiquer délicieusement / vraiment masculine, classiques captive / dérive féminine, classiquet très-fort / effort masculine, classiqueu barque / remarque féminine, classiquev beauté / liberté masculine, classiquew galanterie / patrie féminine, classiquex sacrifier / foyer masculine, classiquey intelligente / indulgente féminine, classiquez menti / perverti masculine, classiquea sienne / gardienne féminine, classiqueb tranquillité / bonté masculine, classiqueb existence / providence féminine, classiquec humains / mains masculine, classiquea heureuse / femme / l'âme féminine, classiqueb guéri / mari masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
272 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Feuillets parisiens, Paris, LIBRAIRIE HENRI MESSAGER, 1885· numérisation BIBLIOTHECA AUGUSTANA· Sources