À l’heure des mains jointes, 1906
Je fus un page épris
C’est l’heure où le désir‖ implore et persuade…Le monde est amoureux‖ comme une sérénade,Et l’air nocturne a des‖ langueurs de sérénade.Les ouvriers du soir,‖ tes magiques amis,
Ont tissé d’or léger‖ ta robe de samisEt semé d’iris bleus‖ la trame du samis.Il me semble que nous‖ venons l’une vers l’autreDu fond d’un autrefois‖ inconnu qui fut nôtre,
D’un pompeux et tragique‖ autrefois qui fut nôtre.Sur mes lèvres persiste‖ un souvenir charmant.Qui peut savoir ? Je fus‖ peut-être ton amant…O ma Splendeur ! Je fus‖ naguère ton amant…
Une ombre de chagrin‖ un peu cruel s’obstine,Amenuisant encor‖ ta bouche florentine…Ah ! ton sourire aigu‖ de Dame florentine !Mon souvenir est plus‖ tenace qu’un espoir…
L’âme d’un page épris‖ revit en moi ce soir,D’un page qui chantait‖ sous ton balcon, le soir…
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 6[aaa]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a persuade / sérénade féminine, classiqueb amis / samis masculine, classiqueb l’autre / nôtre féminine, classiqueb charmant / amant masculine, classiquea s’obstine / florentine féminine, classiqueb espoir / soir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 7.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après À l’heure des mains jointes, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1906· numérisation wikisource.org· Sources