Cendres et Poussières, 1902
Chanson
Il se fait tard… tu vas dormir,Les paupières déjà mi-closes.Au fond de l’ombre, on sent frémirL’agonie ardente des roses.
Sur ton front lourd d’accablementTes cheveux font de légers voiles.Dans le ciel, brûle infinimentLa flamme blanche des étoiles.Et la Déesse du Sommeil,
De ses mains lentes, fait écloreDes fleurs qui craignent le soleilEt qui meurent avant l’aurore.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 3[abab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a dormir / frémir masculine, classiqueb mi-closes / roses féminine, classiquea d’accablement / infiniment masculine, classiqueb voiles / étoiles féminine, classiquec Sommeil / soleil masculine, classiquea éclore / l’aurore féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Cendres et Poussières, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1902· numérisation wikisource.org· Sources