Cendres et Poussières, 1902
Chanson
La mer murmure une musiqueAux gémissements continus ;Les sables font, sous les pieds nus,Des tapis de velours magique.
Et les algues, sœurs des coraux,Semblent, à demi découvertes,D’étranges chevelures vertesDe sirènes au fond des eaux.
Le vent rude des mers rugueusesNe souffle point la guérison…Ah ! le parfum, ah ! le poisonDe tes lèvres, fleurs vénéneuses !
Tu viens troubler les fiers desseinsPar des effluves de caressesEt l’enchevêtrement des tressesSur les frissons ailés des seins.
Ta beauté veut l’attrait facticeDes attitudes et du fard :Tes yeux recèlent le regardDe l’éternelle Tentatrice.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a musique / magique féminine, classiqueb continus / nus masculine, classiquea coraux / eaux masculine, classiqueb découvertes / vertes féminine, classiquea rugueuses / vénéneuses féminine, classiqueb guérison / poison masculine, classiquea desseins / seins masculine, classiqueb caresses / tresses féminine, classiquea factice / Tentatrice féminine, classiqueb fard / regard masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Cendres et Poussières, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1902· numérisation wikisource.org· Sources