Cendres et Poussières, 1902
Rythme saphique
Δέδυκε μέν σελάννα
καί Πληίαδες, μέσαι δέ νύκτες,
πάρα δ έχετ ώρα,
έγω δέ μόνα κατεύδω.ΨΑΠΦΑ.
L’ombre se drapait‖ en des voiles de veuves,La mer aspirait‖ le sang tiède des fleuves,L’Aphroditâ blonde‖ au regard décevantRiait en rêvant.
J’entendis gémir,‖ au profond de l’espace,Celle qui versa‖ la strophe ardente et lasse,Et dont le laurier‖ fleurit et triompha :La pâle Psapphâ.
« Le rossignol râle‖ et frémit par saccades,Et l’ombre engloutit‖ la lune et les Pléiades :L’heure sans espoir‖ et sans extase fuitAu fond de la nuit.« Parmi les parfums‖ glorieux de la terre,Je rêve d’amour‖ et je dors solitaire,Vierge au corps pétri‖ dans l’ivoire et dans l’or,Que je pleure encor ! »
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 4((aa))
- Mètre
- Hendécasyllabes et pentasyllabes (12 de 11, 4 de 5)· profil 5, 5+6
- Strophes
- 2 quatrains, 1 distiques
- Mots à la rime
- a veuves / fleuves féminine, classiqueb décevant / rêvant masculine, classiquea l’espace / lasse féminine, classiqueb triompha / Psapphâ masculine, classiquea saccades / Pléiades féminine, classiqueb fuit / nuit masculine, classiquec terre / solitaire féminine, classiqued l’or / encor masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Cendres et Poussières, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1902· numérisation wikisource.org· Sources